Pourquoi l’Afrique est contre l’Afrique du Sud

Les autorités Sud Africaines n’ont plus de place pour se cacher. Tout est clair. Les attaques xénophobes que subissent les étrangers noirs Africains dans leur pays sont directement voulues par eux, si pas contrôlées par certains d’entre eux.

Le cas le plus flagrant est le soutien que l’on voit de l’ancien président Jacob Zuma qui s’affiche sans complexe avec les leaders du mouvement March and March. Jacob Zuma qui devait être un sage Africain est devenu le symbole de l’Afrique du Sud qui perd ses repères chaque jour qui passe.

Frustré pour avoir été éjecté du pouvoir à cause des malversations financières en complicité avec une famille puissante d’origine Indienne l’homme ne veut pas lâcher le morceau et a décidé de faire payer le prix non pas seulement à Cyril Ramaphosa mais à tout le pays en jouant sur la fibre tribale.

Étant lui-même Zulu, la tribu majoritaire en Afrique du Sud, Jacob Zuma connait la virulente de la brutalité qu’exerce ses fanatiques quand il s’agit de s’en prendre aux étrangers noirs Africains sans papiers. Sa stratégie a été simple. D’abord créer un nouveau parti politique MK fortement tribal afin de concurrencer et de mettre à dure épreuve ses anciens compagnons de l’ANC.

La deuxième stratégie était d’avoir un ancrage extrémiste et xénophobe puisqu’il n’ya plus rien à vendre à la majorité noire Sud Africaine qui croupit dans la misère et le chômage sans horizon. Une fois que le bouc émissaire avait été trouvé il fallait passer aux actions parce que la rhétorique voudrait que le gouvernement ne fait absolument rien et la population doit se prendre en charge. Et la sauce passe quand on a une population pas suffisamment éduquée. Étant donné que l’ANC aussi de son côté ne peut rien offrir et joue également sur la fibre xénophobe prétendant que les problèmes du chômage et des crimes récurrents sont dûs aux étrangers sans papiers, elle laisse faire.

La xénophobie est le point de convergence de tous les acteurs politiques en Afrique du Sud. C’est le meilleur produit et la meilleure justification qu’on peut vendre à la majorité des noirs Sud Africains. Il ne faut pas non plus oublier que ce pays a toujours connu la violence dans son histoire.Et il ya toujours beaucoup des frustrations parmi les noirs qui sont toujours économiquement défavorisés par rapport aux blancs. Et que devrait faire Ramaphosa par rapport à la crise actuelle? Il aurait dû montrer un leadership fort et condamner ces violences non pas seulement par des mots mais montrer la puissance de l’état. Au contraire, on voit dans les images sur des réseaux même des policiers accompagnés ces gens qui attaquent des étrangers. D’une certaine façon on constate que Ramaphosa ne veut pas mettre son doigt là où tous les politicien s puisent leur vote.

Apparemment Ramaphosa montre une certaine peur par rapport aux Zulus qui constitue un grand nombre de l’electorat de l’ANC. Cette situation suscite beaucoup des questions sur son leadership car on ne peut rien justifier quand les êtres humains sont violentés sans pour autant avoir l’assistance des pouvoirs publics.

Les autres pays Africains ont compris ce petit jeu et ils commençent à parler haut et fort notamment le Ghana et le Nigeria qui ont vu leurs compatriotes perdre la vie lors de ces attaques. L’Afrique du Sud actuellement essaie de protester prétextant que ce narratif n’est pas vrai et que ces deux pays veulent ruiner sa réputation à l’international. Mais en vérité, les faits sont là et ils parlent d’eux-mêmes.

Les autorités Sud Africaines doivent faire plus pour rassurer tout le monde sinon d’autres pays vont aussi à leur tour lever la voix. Si déjà le président Américain Donald Trump traite l’Afrique du Sud d’un pays qui genocide ses blancs, les dirigeants Africains ne risquent-ils pas de dire que les héritiers de Mandela génocident maintenant d’autres noirs?

#mouvements anti-immigartion #illegaux

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Ricky Mongbondo

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